RDC : comment la classe sociopolitique réagit au discours de Félix Tshisekedi

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Le Président de la RDC, Félix Tshisekedi

Le discours du chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi, annonçant le début des consultations avec les leaders politiques, a attiré l’attention de la classe sociopolitique en République Démocratique du Congo. Si certains saluent la démarche du Président congolais, d’autres s’abstiennent et attendent impatiemment les élections, prévues en 2023.

Les avis de la classe sociopolitique restent partagés sur le discours du Président congolais, Félix Tshisekedi, annonçant le début des consultations avec les leaders, en vue de mettre fin à la crise avec ses partenaires du Front Commun pour le Congo(FCC). Tour d’horizon sur les réactions !

« Le ciel n’est pas tombé. Il faut ces élections »

A trois ans de la tenue des élections présidentielles, ce discours ne rassure pas le camp Kabila, premier partenaire du camp Tshisekedi. Après la communication du chef de l’Etat, ce regroupement n’a pas tardé à réagir : « le Front Commun pour le Congo s’abstient de tout commentaire sur le message fait à la Nation par le chef de l’Etat, ce jour. Il fera connaitre sa position officielle incessamment après avoir recueilli les détails », peut-lire sur son compte Twitter

Pour le Bâtonnier Firmin Yangambi, « le ciel n’est pas tombé. Il faut ces élections, coûte que coûte, avec ou sans reformes, pour dégager le syndicat des politiciens. La fourberie des uns et des autres plombe la mise en route du décollage de ce pays au potentiel énorme ».

« Nous l’encourageons à aller jusqu’au bout »

Face à la crise de confiance et la difficile cohabitation entre le Camp Tshisekedi et le Camp Kabila, des Congolais pensent que le discours du chef de l’Etat est un signe avant-coureur d’un nouveau départ. A en croire, le Révérend Bokuandoa-Bo-LIKabe, président national et représentant légal de l’église du Christ au Congo, cité par nos confrères d’Actualité.cd, ce discours, « a été empreint à la fois de conciliation, bravoure et détermination allant dans le sens de la création d’un nouveau paradigme de gestion du pays et dont le sort ne serait plus le seul apanage d’une infime minorité au détriment de la majorité des compatriotes comme cela a toujours été le cas ».

De son côté, Carbone Beni, activiste du mouvement citoyen Filimbi  note : « au moins, à travers son discours, son ton, sa gestuelle, son fond ainsi que sa détermination, les gars du FCC sont rassurés qu’ils n’ont plus le même partenaire du 24 janvier 2019. L’homme s’émancipe peu à peu et se confie au peuple. Nous l’encourageons à aller jusqu’au bout ».

La coalition FCC-CACH tombe

Jean-Claude Muyambo, président nationale de la Solidarité congolaise pour le développement et la démocratie, parti proche à Moise Katumbi précise que : « Si j’ai bien compris le discours du chef de l’Etat, la coalition FCC-CACH tombe. Il a donc besoin de tout le monde et c’est la volonté du peuple. Le peuple d’abord », a-t-il twitté.

A en croire le Député André Claudel Lubaya, « le président de la République a entendu les cris et répondu à l’appel du souverain primaire en prenant la mesure de la gravité de la situation. En tant que garant de la Nation aux termes de l’article 69 de la Constitution, il a tracé le cap pour épargner le pays du naufrage (…) ».

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