RD Congo : un déficit de plus de 34 milliards FCFA au 30 juin 2020

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Acacia Bandubola, ministre de l’Economie de la RDC

Selon une note de conjoncture publiée par la Banque centrale du Congo (BCC), la RD Congo était déficitaire de 62,2 millions de dollars (34,9 milliards FCFA) au 30 juin 2020. Le pays a collecté 229,3 millions de dollars (128,7 milliards FCFA) au titre des recettes, contre des dépenses qui s’établissent à 291,4 millions de dollars (163,5 milliards FCFA).

« Ce déficit a été entièrement financé par les ressources provenant des émissions des Bons du Trésor ainsi que celles tirées de l’appui budgétaire du FMI (Fonds monétaire international). Il convient de relever qu’au deuxième trimestre 2020, le Trésor a utilisé une quotité de l’appui budgétaire du FMI d’un montant de 107,6 millions de dollars (60,4 milliards FCFA) pour faire face à la faiblesse des recettes observée dans un contexte de crise économique induite par la crise sanitaire mondiale liée à la pandémie du Covid-19 », explique la Banque centrale.

D’après l’institution financière, les recettes mobilisées, entre janvier et juin 2020, n’ont représenté que 82,3% de leur programmation mensuelle, tirée principalement par les recettes collectées par la Direction générale des impôts (DGI), suivi de celles de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et de la Direction générale des recettes administratives (DGRAD (Recettes non fiscale). Ces dernières ont représenté respectivement 41%, 31,1% et 27,2% du total des ressources mensuelles mobilisées.

« La faiblesse des recettes observée depuis le début de l’année tient de la chute de l’activité économique, accentuée par les effets néfastes de la crise sanitaire liée au Covid-19, rendant difficile la mobilisation des ressources intérieures, alors que les dépenses ont été maintenu pour faire face à cette crise », indique la note de conjoncture.

Cependant, les dépenses étaient exécutées à hauteur de 84,4% par rapport aux prévisions mensuelles. Selon la Banque centrale du Congo, ces dépenses ont concerné à plus de 50% les dépenses liées à la rémunération des agents et fonctionnaires de l’Etat, suivi de celles liées aux subventions dont les rétrocessions aux régies financières et les interventions économiques.

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