Peut-on faire la promotion de l’hydroxychloroquine ?

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Au moment où la France est débordée par les milliers de malades de Coronavirus qui affluent chaque jour dans les centres hospitaliers, l’Ordre des médecins a pu trouver le temps de lancer des poursuites contre un des leurs, notamment, le professeur Didier Raoult. Que lui reproche-t-on ?

Selon la presse française qui a repris en boucle cette information de l’AFP, Didier Raoult est accusé par la Société de pathologie infectieuse d’avoir fait la promotion du traitement des malades atteints de Coronavirus, par l’hydroxychloroquine, « dont l’efficacité n’a pas été prouvée ». Peut-on réellement faire la promotion de ce vieux médicament ?

Didier Raoult est donc poursuivi par l’Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône, « qui lui reproche plusieurs entorses au code de déontologie, liées à la promotion de cette molécule, qui n’a toujours pas fait la preuve de son efficacité ». L’information a été donnée par l’avocat du professeur, qui dénonce une opération de communication. Le professeur Didier Raoult, qui dirige l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection, à Marseille, propose et insiste sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine dont il assure l’efficacité. Ce qui lui vaut donc cette procédure lancée au beau milieu de la pandémie qui frappe la France de plein fouet, avec des dizaines de milliers de nouveaux cas au quotidien, des morts à la pelle.

Pendant ce temps, que propose l’Ordre des médecins comme solution face à la crise sanitaire ? « Le conseil de l’Ordre des médecins n’a rien de mieux à faire alors que les médecins manquent de tout ? », s’est d’ailleurs interrogé l’avocat du professeur Didier Raoult auprès de l’AFP. Le conseil du professeur français déclare que les institutions ordinales « se sont illustrées par leur silence et leur abstention depuis le début de la crise », se demandant : « L’Ordre joue-t-il encore son rôle principal de corps représentatif des médecins ou est-il devenu un gendarme de la pensée unique ? »

La question qui mérite d’être posée est celle de savoir quelle alternative à l’hydroxychloroquine ? Cette molécule a-t-elle causé un préjudice à des patients traités à l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection ? L’Ordre a-t-il reçu des plaintes de patients dénonçant des préjudices subis suite au traitement à l’hydroxychloroquine par Didier Raoult ? Le monde entier rit sous cape. L’Afrique notamment, qui voit la France engager des guerres contre d’autres ennemis et épargner la vraie menace pour la France. Aujourd’hui, le vrai ennemi de la France, ce sont les autorités françaises elles-mêmes. Ces autorités qui, en lieu et place de se focaliser sur une maladie et son potentiel traitement, jettent leur dévolu sur un homme qu’elles veulent à tout prix discréditer.

Il paraît que la deuxième vague provient de… Marseille. A cause des erreurs commises par Didier Raoult ? Ou plutôt en raison de la fermeture des frontières qui a fait que des dizaines de milliers de personnes, notamment des jeunes, sont venus à Marseille en vacances pour faire la fête sur les plages. Quel rapport avec l’hydroxychloroquine ? Parce que l’Afrique a accusé l’Europe de l’avoir infectée au Coronavirus et a croisé les bras, laissant champ libre au virus. L’Afrique s’est limitée à l’essentiel : traquer le virus, faire face à l’épidémie, d’où qu’elle vienne : d’un pays voisin, d’Asie, d’Europe, même si c’est de Marseille. L’Afrique a fait le nécessaire.

En France, on tente de trouver un bouc-émissaire. La France mène un faux combat et ouvre de faux débats. Quel est le médicament alternatif à l’hydroxychloroquine ? Au moins Didier Raoult a proposé un traitement, l’hydroxychloroquine. Et les autres médecins, que proposent-ils comme traitement contre le Coronavirus ? Et cette horde de médecins enragés, quelle est sa proposition pour sortir la France de cette profonde crise, au moment où les députés débattent à l’Assemblée nationale, au moment où Olivier Véran fait le tour des hôpitaux pour voir les cas graves à raconter et conter ?

La France fait pitié. Et cette pitié est ressentie, vécue depuis l’Afrique, ce continent qui avait fait l’objet de prévisions les plus apocalyptiques, du fait que le Coronavirus est lié à l’hygiène, à la propreté. Comme si la France était devenue subitement un pays sale. Non, elle ne l’est pas. Elle regorge plutôt de gens aux pratiques sales, qui mettent en péril la stabilité même des Français. Quant à faire la promotion de l’hydroxychloroquine, c’est comme qui dirait aujourd’hui que la France faisait la promotion de la Quatre L (Renault 4), telle qu’elle était conçue à ses débuts ou de la « Deux chevaux » d’origine. C’est un non-évènement. Une chose est sûre, l’hydroxychloroquine est un médicament trop vieux pour bénéficier d’une promotion. Surtout qu’il ne coûte rien. Même pas trois euros.

Qu’en est-il des autres médicaments dont d’autres font la promotion ? Une promotion validée et même surveillée, voire imposée. Il paraît que certains traitements contre le Coronavirus sont à plus de 5 000 euros (plus de 3 millions FCFA), et que leur promotion ne serait pas interdite. Au contraire, leur promotion est encouragée et leur utilisation fortement recommandée. Elle serait même gratuite, car financée. Que se passe-t-il au juste, autour de cette maladie à Coronavirus, qui ronge la France à petit feu ? Le temps nous en dira plus.

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