Paul Biya décrète une journée de deuil national au Cameroun

Le Président du Cameroun, Paul Biya

Suite à l’assassinat sauvage de sept écoliers du complexe scolaire privé dénommé : « Mother Francisca International Bilingual Academy », le samedi 24 octobre dernier à Kumba, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, et afin de marquer d’une « pierre blanche » ce triste évènement, le Président Paul Biya a, en date du 28 octobre 2020, décrété la journée de deuil national, le 31 octobre prochain. Et ce jour-là, les drapeaux seront en berne sur toute l’étendue du territoire national. Ne seront tout de même pas exclus les séances de prières et les pleurs.

En guise de rappel, ce massacre a été commis le 24 octobre 2020 par des groupes armés sur des élèves âgés de 12 à 14 ans (5 à 12 ans selon d’autres sources) de la « Mother Franscica School » dans la zone urbaine de Kumba, une ville de la partie anglophone du Cameroun en crise.

Samedi dernier, aux environs de 11 heures, un groupe de près d’une dizaine de terroristes, munis d’armes de guerre et constitués en véritable commando, a fait irruption à bord de trois motocyclettes dans l’enceinte du complexe scolaire privé dénommé : « Mother Francisca International Bilingual Academy » et a froidement ouvert le feu sur des élèves se trouvant dans les salles de classe.

Un bilan de six élèves assassinés, 5 filles et un garçon, tous âgés entre neuf et douze ans ; (4 ou 8 morts selon d’autres sources) et treize blessés, soit dix 10 filles et trois garçons, dont sept cas avérés préoccupants est annoncé.

Dans une tentative de fuite, certains élèves sont blessés en sautant du second étage du bâtiment. Des blessés sont conduits vers l’hôpital de district de la ville.

Selon le gouvernement, l’attaque a fait treize blessés, dont sept graves. Dix d’entre eux, âgés de 10 à 15 ans, ont été pris en charge après le drame par une équipe de Médecins sans Frontières (MSF) à l’hôpital général de Kumba.

Les leaders des partis politiques, des organisations de la société civile, les Camerounais de la diaspora ne sont pas restés insensibles face à ce crime odieux, qui a ôté la vie aux enfants qui n’avaient pour seules armes que le cahier et le stylo.

Le complexe scolaire privé « Mother Francisca International Bilingual Academy », pour ne pas le nommer, situé en pleine ville de Kumba, n’a lancé ses activités qu’en ce début d’année scolaire 2020/2021.

Il faut signaler que depuis plus de trois ans, des groupes séparatistes et l’armée s’affrontent dans les deux régions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où vit l’essentiel de la minorité anglophone, dont une partie s’estime marginalisée par la majorité francophone du pays.

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