Nigeria : une semaine après le sabotage d’une ligne électrique, Maiduguri toujours dans le noir

Université de Maiduguri

Depuis une semaine, les habitants de Maiduguri, la plus grande ville du nord-est nigérian, sont privés d’électricité. Conséquence d’une attaque des djihadistes contre une ligne électrique à haute tension. Activités au ralenti, les populations n’arrêtent pas de se plaindre.

Depuis le 26 janvier, jour où des djihadistes du groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont saboté des lignes électriques à haute tension à la périphérie de Maiduguri, les habitants de la capitale et principale ville de l’État de Borno, dans le Nord-Est du Nigeria vivent un véritable calvaire. Toute la ville de quelque 3 millions d’âmes est plongée dans l’obscurité la plus totale. Ce qui fait craindre une montée de l’insécurité dans cette ville déjà meurtrie depuis 2009 par les attaques de groupes djihadistes comme Boko Haram.

Mais c’est d’abord la survie des populations qui est le problème immédiat, puisque sans électricité, les activités sont au ralenti. C’est ce que confie Jefari Mamuda, tenancière d’une boutique de vente d’appareils électroménagers : « Le manque de lumière affecte sérieusement notre activité. Les gens ne se déplacent plus dans les magasins et les affaires sont très mauvaises ». Même sentiment de désolation chez Bukar Musa, 27 ans, soudeur : « Cela fait une semaine que la ville est privée d’électricité, j’ai dû me résoudre à travailler comme ouvrier dans la construction, mais ça ne suffit pas à nourrir ma famille ».

Le calvaire des populations est d’autant plus difficile à supporter que la coupure d’électricité engendre une pénurie d’eau, le système de pompage du précieux liquide étant normalement alimenté par le courant électrique.
L’action des autorités nigérianes au plus haut niveau est attendue, surtout que les assaillants ne sont pas à leur coup d’essai. C’est, en effet, la troisième attaque de la même nature qu’ils ont perpétrée en l’espace d’un mois.

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