« Nidaa-22 » ou comment réinventer le Hirak pour une concertation nationale en Algérie 

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Des acteurs du Hirak algérien viennent de lancer une nouvelle initiative politique intitulée Nidaa-22, et ce, à quelques jours du référendum populaire sur la révision constitutionnelle prévu le 1er novembre prochain.

Nidaa-22, ou littéralement « Appel du 22 », est une initiative citoyenne constituée de plusieurs membres influents de la société civile ainsi que des figures historiques et publiques, à l’image du vétéran de la guerre d’indépendance Lakhder Bouregaa. On compte également des personnalités académiques, des avocats, des journalistes, d’ex-détenus politiques et d’opinions connus et reconnus par le mouvement populaire du 22 février 2019. Me Abdelghani Badi, Me Mostefa Bouchachi, Abdelouahab Fersaoui, Samir Belarbi, ou encore le sociologue Nacer Djabi et la politologue Louisa Ait Hamadouche, font partie entre autres des signataires de cette initiative.

Selon eux, « l’initiative Nidaa-22 transcende la feuille de route du pouvoir ». Le projet Nidaa22 se définit comme une alternative citoyenne pour « réinventer » le Hirak, dans le but de construire « l’Algérie de demain ».  

Il faut rappeler que la période sanitaire a été un coup dur pour le mouvement qui reposait surtout sur les marches populaires organisées, toutes les semaines. Depuis le début de la pandémie, les activistes et militants se concentrent, surtout les réseaux sociaux et les médias indépendants, qui continuent de faire vivre le mouvement.   

Appelée « Nidaa 22 », celle-ci « est une initiative indépendante pour une concertation nationale autonome intra-hirak », ont annoncé les protagonistes de cette initiative. Lors du lancement officiel du Facebook Live du projet, jeudi 22 octobre, ils expliquaient espérer fédérer le maximum de personnes à leur démarche.

L’objectif premier est de permettre une coordination entre les différents activistes du mouvement populaire. Cela permettrait, à terme, de pouvoir concrétiser les revendications du mouvement, précise la plateforme Nidaa22.

Les organisateurs veulent être très clairs et revendiquent une démarche, « indépendante » qui n’est en aucune manière liée au « pouvoir ».   

Il faut rappeler le contexte particulier dans lequel s’inscrit la création de cette plateforme. Le premier novembre prochain, l’Algérie vivra un événement important dans son histoire : le référendum sur la révision constitutionnelle.

Pourtant, le peuple algérien ne se sent pas concerné par ce vote, il ne s’y reconnaît pas. En effet, ce referendum a été imposé par l’agenda du gouvernement. Justement, le projet Nidaa 22 entend s’opposer à « cette mascarade », et tente de proposer des alternatives objectives pour « l’édification de l’Algérie nouvelle ».

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