Meddy : quatre choses à savoir sur la star de la pop rwandaise

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Ngabo Médard Jobert, très connu sous le nom de Meddy, est considéré comme l’un des meilleurs musiciens rwandais. Fort de son succès, cet artiste qui vit entre Kigali et Chicago, aux Etats-Unis, est un véritable porte étendard de la pop rwandaise en dehors de ses frontières.   

Ngabo Médard Jobert, très connu sous le nom de Meddy, est l’un des musiciens rwandais le plus célèbre en Afrique et en Amérique. Auteur de nombreux titres dont Amayobera, cet artiste vit entre Kigali et Chicago, aux Etats-Unis… Tendances, influences, début de carrière, saga judiciaire… Retour sur la vie de ce cas de la pop Rwandaise.

Vie familiale

Né en 1989, Ngabo Medard Jobert dit Meddy n’est plus à présenter. Très populaire grâce à ses nombreux tubes, dont « Amayobera », « Akamarata » ou encore « Lose control », cet artiste a connu une enfance plutôt difficile. Entre le divorce de ses parents et le génocide de 1994, la vie n’a pas été rose pour Meddy. Deuxième d’une fratrie de quatre enfants, ces évènements ont beaucoup affecté la vie de ce jeune. « Je ne regrette pas ce que j’ai fait, mais plutôt ce que je n’ai jamais eu la chance d’avoir ; par le fait de ne pas avoir vu mes deux parents vivre leur vie maritale comblée », avait-il déclaré, lors d’un entretien avec Kigali Times.

Carrière musicale

C’est après les évènements malheureux du génocide que ce jeune prend goût à la musique. En 1994, Meddy forme, avec ses collègues de classe, un groupe musical dénommé « Justified ». The Ben, Lick et Nicolas, sont ses trois amis. Ensemble, ils débutent la carrière musicale, en interprétant des chansons en Kinyarwanda, la langue nationale du Rwanda. Peu à peu, le groupe gagne du terrain mais n’arrive pas à convaincre. Suite « aux divergences d’idées et au manque de producteurs, les membres de « Justified » se séparent », note le Chroniqueur Amza.

Et Meddy en profite. En 2008, il sort son première single « Ngirira Ubuntu ». Une année plus tard, il revient avec « Amayobera ». Contre toute attente, cette chanson faisant l’apologie de l’unité, connaitra un succès fulgurant au Rwanda, en République Démocratique du Congo, au Burundi, en Tanzanie et plus loin, aux Etats-Unis. Et c’était donc le début de son ascension musicale.

Influences

Très affecté par le divorce de ses parents et le génocide de 1994, Meddy oriente ses productions dans le genre musical sentimental. Une orientation lui permettant de chanter l’amour, la déception, la joie de vivre, le pardon et la solidarité. « L’ironie de l’histoire est le fait que je chante des ballades des gens heureux, alors que je n’ai jamais vu mes parents vivre cet amour. Il y a certaines choses que j’ignorais en tant que garçon, mais j’aurais pu facilement apprendre si j’avais eu mes deux parents à côté », regrette-il.

Saga judiciaire

En 2019 pendant son séjour à Kigali, Meddy a été au cœur d’une affaire d’ivresse au volant. Il avait alors été arrêté par la police rwandaise. Des sources sur place rapportent que le musicien de 31 ans conduisait sous l’effet de l’alcool. Une pratique interdite par les autorités rwandaises. Après cinq heures de détention dans un poste de police de la place, l’auteur du tube « Lose control » a été soumis au paiement d’une amende de 150 000 Francs rwandais.

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