Maroc, Israël : Sahara, la grosse colère de l’Algérie

Benyamin Netanyahou et Mohammed VI

La normalisation des relations entre le Maroc et Israël, et la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara Occidental a fini de mettre l’Algérie en colère.

L’annonce faite le Président des Etats-Unis, Donald Trump, de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël ; information confirmée par l’Etat hébreu et le royaume, n’a pas été du goût de l’Algérie qui, après la Russie et l’Afrique du Sud, a fermement condamné ce qui apparaît comme un « deal ».

En plus de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, il a été question de la reconnaissance, par les États-Unis, de la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara Occidental, dans une annonce faite par le Président américain sortant Donald Trump.

Benyamin Netanyahou, Donald Trump et Mohammed VI

 

Cet accord de normalisation, s’il a été salué par Israël, le Maroc et les Etats-Unis, a été fermement condamné par la Russie, dans un premier temps, l’Afrique du Sud, dans un second et l’Algérie, par la voix de son Premier ministre, Abdelaziz Djerad.

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En effet, ce samedi 12 décembre 2020, le chef du gouvernement algérien, évoquant la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, et la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara Occidental, a dénoncé « des manœuvres étrangères qui visent à déstabiliser l’Algérie ».

Qualifiant la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, ainsi que la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental de « deux coups d’une même partie d’échecs dont l’objectif est d’affaiblir la position algérienne dans la région », Abdelaziz Djerad se dit convaincu d’une chose : « Il y a maintenant une volonté de l’entité sioniste de se rapprocher de nos frontières ».

Pour sa part, le ministère algérien des Affaires étrangères, dans un communiqué publié ce même samedi 12 décembre dans l’après-midi, insiste que « le conflit au Sahara Occidental est une question de décolonisation qui ne peut être résolue qu’à travers l’application du droit international ».

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