Libye : signature d’un accord historique de cessez-le-feu permanent

ADVERTISEMENT

Après 9 ans de guerre civile, depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye pourrait bientôt retrouver sa stabilité. En effet, les deux factions rivales qui s’affrontent dans le pays ont signé, hier vendredi, un cessez-le-feu permanent. La décision fait suite à 5 jours de discussions aux bureaux des Nations Unies, qui ont salué un événement historique.

Le gouvernement reconnu par l’ONU et basé à Tripoli combat, depuis plusieurs années, une administration rivale, basée à l’Est et portée par le général Haftar. Le cessez-le-feu « complet, national et permanent » a été signé, hier vendredi 23 octobre 2020, avec effet immédiat. L’ONU a signé le document en tant que témoin. « Tout le monde a accepté de demander aux unités militaires et aux groupes armés postés au front de rentrer au camp », a dit Stephanie Williams, la directrice de la Mission de soutien en Libye des Nations Unies (UNSMIL).

« Cela sera suivi du départ de tous les mercenaires et les combattants étrangers du territoire libyen, qu’il soit sur terre, dans les airs ou les mers. Ils auront trois mois à partir d’aujourd’hui (hier vendredi). Le cessez-le-feu ne s’applique pas aux groupes terroristes tels que définis par l’ONU », a-t-elle ajouté.

Depuis presqu’une décennie, à la suite de la révolte qui a mené à la mort du dictateur Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011, dans les environs de Syrte, la Libye s’est engouffrée dans un conflit aux ramifications complexes dominées par différents groupes armés et par l’amère rivalité des deux gouvernements. Ce cessez-le-feu, amorcé en août avec la cessation annoncée des hostilités, pourrait enfin changer les choses en Libye.

Par ailleurs, après 18 mois d’interruption, la liaison aérienne est de nouveau assurée entre la capitale Tripoli et la ville rivale de Benghazi. Signe de l’apaisement de la situation en Libye, un avion de la compagnie Afriqiyah Airways a décollé, hier vendredi, de l’aéroport Mitiga, avec à son bord une délégation de représentants de la compagnie libyenne et des responsables de l’aviation. Il a atterri un peu plus tard sur le tarmac de l’aéroport de Benina.

Les mesures de sécurité restent tout de même draconiennes dans les aéroports libyens. Fin septembre, Afriqiyah Airways avait dû suspendre les liaisons entre Tripoli et la ville de Sebha, dans le sud du pays : des combattants pro-Haftar avaient envahi la piste avec des véhicules armés pour couper le trafic aérien.

ADVERTISEMENT

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.