Le rappeur burkinabè Smockey lâche une bombe musicale ! 

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Le showbiz burkinabè a de quoi s’occuper pendant les prochains jours. En effet, en pleine période électorale, le sulfureux et inarrêtable rappeur Smockey, droit dans ses bottes, vient de signer une nouvelle chanson pleine d’engagement politique qui apparaît comme une pique lancée à l’endroit de la classe dirigeante africaine et de son pays, le Burkina Faso. 

Le rappeur Smockey et son combat politique 

Nous avons tous été bercés par les chansons de Tiken Jah fakoly ou d’Alpha Bondy qui dénoncent la corruption, les maux de l’Afrique et du monde. Aujourd’hui, c’est un autre chanteur qui réveille et fait bouger les mentalités, surtout au Burkina Faso avec sa musique : c’est le rappeur Smockey. De son vrai nom Serge Bambara, Smockey, à travers ses chansons, bouscule et “torture” la classe politique de son pays et par ricochet de l’Afrique. 

Il se réclame de l’héritage des idéaux du martyr Thomas Sankara, révolutionnaire marxiste-léniniste et anti-colonialiste. Et le moins que l’on puisse dire est que son œuvre musicale est très influencée par les thématiques politiques. Il va co-fonder, en 2013, un mouvement politique populaire burkinabè qui va contraindre Blaise Compaoré à abdiquer et à fuir le pays, le 31 octobre 2014. 

Mais c’est par un nouveau single au parfum de dénonciation et de critique que notre rappeur revient au devant de la scène. 

« Pourriture noble », la nouvelle chanson de Smockey qui fait sensation chez la jeunesse

Les menaces contre sa personne et l’attaque dont a été victime son studio d’enregistrement en 2015 n’ont pas suffi pour émousser l’ardeur et la détermination de Smockey. Dans son nouveau single de plus de 8 minutes, titré « Pourriture noble », qu’il a partagé sur YouTube, il y a quelques heures, le rappeur et militant politique dénonce les bassesses de la gouvernance politique en Afrique à savoir : la corruption, la gabegie, le vol des ressources de l’Etat, les fraudes électorales. 

Dans le refrain de sa chanson, l’artiste militant peint de façon remarquable ces bassesses : « Pourriture, c’est toi que j’aime. Tu es la graisse de mon système. Quand tout le pays va mal, ça fait grossir mon capital. (…) Je vide les caisses de l’Etat. C’est l’argent du contribuable, mais ça devient dessous de table… »

C’est une chanson qui retrace la mauvaise gouvernance instaurée comme modèle de gouvernance par nombre de dirigeants africains. Les fans du rappeur n’ont pas attendu longtemps pour commencer à le féliciter pour la finesse de sa plume. 

Avec cette nouvelle chanson, le rappeur burkinabè Smockey vient encore de fouetter la classe dirigeante de son pays, surtout en cette période électorale. Espérons que cette nouvelle chanson qui galvanise davantage la jeunesse de son pays et de l’Afrique en général fasse bouger encore plus les lignes.

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