Ghana : promesse de 8 220  milliards pour le hub pétrolier

Le ministère de l’Energie a présélectionné trois offres pour le projet de pôle pétrolier du Ghana, l’un des investisseurs ayant promis jusqu’à 15 milliards de dollars (8 220  milliards FCFA) pour financer le stockage de l’ambitieux programme. Les offres ont depuis été transmises au Département du procureur général pour examen et avis, avec une réponse attendue d’ici la fin de l’année pour que le projet démarre en janvier.

« La manifestation d’intérêt a été massive, mais trois ont été choisies et transmises à l’AG pour avis », a déclaré Dr Eric Yeboah, conseiller technique du projet. Les analystes estiment que le projet de 60 milliards de dollars (32 880  milliards FCFA) sera le plus gros investissement privé en Afrique. Le hub pétrolier de 20 000 acres comprendra quatre raffineries d’une capacité cumulative de 600 000 barils par jour (b/j), deux jetées pétrolières, des parcs de stockage de 4 millions de capacité et deux usines pétrochimiques.

Le hub, qui sera situé à Bonyere dans la région de l’Ouest, cible les très gros et ultra-grands transporteurs de brut (VLCC et ULCC) traversant la côte ouest-africaine, une route prisée des navires européens. Le projet devrait accélérer la croissance du secteur pétrolier en aval du Ghana et faire du pays un acteur majeur de l’industrie pétrolière et gazière sur le continent noir.

Le gouvernement cible 1,56 milliard de dollars (plus de 854  milliards FCFA) de recettes fiscales à l’exportation dans le cadre du projet, qui devrait créer environ 780 000 emplois et augmenter le PIB de plus de moitié d’ici 2030. « Nous prévoyons de servir les VLCC et les ULCC, et également d’explorer les opportunités de marché dans la sous-région », a déclaré le Dr Yeboah après un engagement des parties prenantes avec les résidents de Bonyere, au cours du week-end.

Un montant estimé à 12 milliards de dollars (6 576 milliards FCFA) serait nécessaire pour financer la première partie du projet divisé en trois phases. La première phase comprend la valorisation et la compensation des terres, suivie du développement d’usines pétrochimiques, d’une raffinerie et de parcs de stockage.

L’achèvement de la première phase rendra disponible une capacité projetée de raffinage de brut de 350 000 b/j et une capacité de stockage d’un million, avec des installations et services auxiliaires prévus pour les deuxième et troisième étapes respectivement. « Les géomètres ont déjà commencé le travail et nous sommes en pourparlers avec les communautés sur les compensations et les règlements », a ajouté le Dr Yeboah.

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