Ethiopie : pas de répit pour les Tigréens

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Abiy Ahmed

Débuté depuis bientôt trois semaines, la guerre entre les troupes fédérales éthiopiennes et les forces tigréennes se poursuit sans relâche. Du côté du gouvernement, on annonce d’importants progrès au Tigré, sans que l’on ne puisse vérifier l’information, la province dissidente étant totalement coupée de l’extérieur.

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed a publié, ce samedi, un communiqué dans lequel il fait état de l’avancée de l’armée fédérale en territoire tigréen. « Nos forces ont désormais pleinement libéré la ville d’Adigrat de la milice du TPLF », a déclaré le chef de l’Exécutif éthiopien, avant d’ajouter : « Ensemble, avec le reste de l’Ethiopie, nous allons faire en sorte de répondre à tous les besoins humanitaires ».
Cette avancée annoncée par le Premier ministre est confirmée par Ethiopia State of Emergency Fact Check, un média gouvernemental qui a indiqué : « Nos forces sont en train d’avancer vers Mekele ».

Dans la réalité, il est difficile de vérifier les informations distillées par-ci par-là au sujet de ce conflit, en raison de la coupure d’Internet et de tous les canaux de communication pouvant lier la province du Tigré au monde extérieur. Ce qui est certain, c’est que pas moins de 36 000 Ethiopiens, fuyant les combats, ont déjà franchi la frontière du Soudan, seule porte de sortie pour ces Tigréens coincés entre l’Erythrée au nord, une région inhospitalière à l’est et la région Amhara, alliée du gouvernement, au sud. Parmi les fugitifs, au moins 12 000 enfants partis « sans parents ni famille ». Cet afflux des réfugiés sur le sol soudanais fait planer le spectre d’une nouvelle crise humanitaire dans ce pays.

Abiy Ahmed reste pour le moment sourd à toutes les pressions internationales et à toutes les tentatives de médiation. A ce propos, le Président en exercice de l’Union Africaine, le Sud-Africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé, vendredi, la désignation de trois anciens Présidents africains pour tenter de résoudre ce problème qui devient une préoccupation continentale.
De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a demandé « l’ouverture de corridors humanitaires » pour venir en aide à la population prise en tenailles.

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