Cameroun : qui était le Révérend Dr Moïse Samuel Lindjeck ?

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Le Révérend Dr Moïse Samuel Lindjeck, Prêtre de l’Église Anglicane du Cameroun et par ailleurs Secrétaire administratif diocésain, a tiré sa révérence dans la matinée du 1er octobre 2020, dans un hôpital à Yaoundé, cité capitale du Cameroun. Il a été inhumé le 14 novembre dernier à Mandjack, son village natal.

Originaire de Mandjack, village situé dans la région du Centre (Cameroun), le Révérend Dr Moïse Samuel Lindjeck était Diplômé de l’École Normale Supérieure, option « Mathématiques », et de l’Université Protestante de l’Afrique Centrale où il avait soutenu une thèse de doctorat Ph.D. en théologie pratique, option « Psychologie religieuse », il était également spécialiste en cure d’âme.

Il est l’auteur de deux ouvrages à succès à savoir : « Suis-je délivré pour faire la délivrance ? » et « Le ministère de délivrance au Cameroun. Quels repères ? ». Dans le premier ouvrage « Suis-je délivré pour faire la délivrance ? » qui est un essai d’analyse théologique du ministère de la délivrance, l’auteur s’interrogeait sur le devenir de l’Église au Cameroun d’une manière générale et du ministère de la délivrance à travers la pratique de la cure d’âme en particulier.

« Devons-nous nous conformer au siècle présent pour servir Dieu ? Ou bien, devons-nous imiter notre Seigneur Jésus-Christ ? », ainsi se questionnait-il. Et dans le second ouvrage intitulé : « Le ministère de délivrance au Cameroun. Quels repères ? », qui est un Essai d’analyse exégétique et théologique, l’auteur faisait le constat selon lequel depuis un certain temps, le ministère de délivrance est devenu l’apanage de groupes à caractères religieux, qui s’en servent pour conquérir des adeptes à tous prix au sein d’une société complètement déstabilisée par une crise spirituelle.

La conjoncture économique aidant, les gens se livrent au premier venu et vendeur d’illusions qui se présente. Les médias sont pris d’assaut, dont particulièrement les chaînes de télévision et radio dites religieuses. Les villes camerounaises sont quadrillées et envahies par des panneaux publicitaires d’individus au cursus académique et théologique douteux, accompagnés de messages plats et vides de toute portée exégétique et théologique. Le culte de personne a vu le jour à grande échelle au détriment du Jésus-Christ. La population subit des mécanismes d’arnaque, d’escroquerie et de mercantilisme à outrance.

Ordonné le 9 juillet 2009 et âgé de 53 ans, le Rév. Dr. Moïse Samuel LINDJECK laisse une veuve et trois enfants.

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