Basket : Abdou Karim Mané, le « Magic » d’Orlando

À 20 ans, Abdou Karim Mané est un jeune basketteur canadien d’origine sénégalaise, qui va bientôt découvrir la NBA, après avoir signé un contrat avec le Magic d’Orlando. Un rêve de gamin qui va devenir réalité pour ce natif de Dakar (Sénégal). Et la saison débute pour de bon le 22 décembre prochain.

« Le plus grand défi, c’est d’apprendre dans la très courte période de temps dont on dispose », a dit Abdou Karim Mané. « À cause du Covid-19, il n’y a pas eu de vraie saison morte ni de ligue d’été. Je dois avant tout m’habituer à la vitesse à laquelle le jeu se fait à ce niveau. Après, tput se passera très bien. Je veux m’améliorer dans tout ce que je fais », s’est-il fixé comme ambitieux objectif à court terme.

Il dresse la liste : son rythme, sa prise de décision, son tir. « Rester agressif, mais efficace », résume-t-il. Tout simplement veut-il « devenir 100% meilleur chaque jour ». « Pour qu’à la fin de la saison, je sois un joueur différent, le joueur que je veux être ».

À en croire Steve Clifford, entraîneur du Magic, ce ne sont pas des paroles en l’air. Accéder à la NBA « est un gros ajustement », a d’abord averti Clifford, avant de décrire Karim Mané comme « un travailleur phénoménal, très brillant, qui amène un haut niveau d’énergie sur le terrain ». « Les premières semaines sont dures pour tous les jeunes joueurs, mais il fait un très bon travail », a-t-il précisé.

Tout, il serait impossible de parler d’Abdou Karim Mané sans rappeler son parcours hors du commun. Arrivé au Québec avec sa famille alors qu’il n’avait que 7 ans, ce Sénégalais d’origine s’est initié au basketball seulement au début du secondaire. Pas même une décennie plus tard, le voici chez les pros, après y avoir fait le saut directement des rangs collégiaux québécois, devenant du coup le premier à réaliser l’exploit.

Abdou Karim Mané se dit d’ailleurs très fier de cet exploit, lui qui a décidé de demeurer dans la métropole plutôt que de déménager aux États-Unis pour y rejoindre une académie de basketball ou une école secondaire où il aurait profité d’une meilleure vitrine auprès des recruteurs de la NBA. Il a également surpris tout le monde en refusant des offres d’universités américaines le printemps dernier.

« Je voulais être le premier à [accéder à la NBA] en restant à Montréal », a-t-il dit. « En grandissant, alors que je commençais à prendre le basket au sérieux, je n’ai vu personne y arriver. Je pense que ça peut donner du courage aux jeunes. Je voulais donner le ton, montrer qu’on n’a pas besoin de quitter le Québec pour se rendre où on veut. Si tu travailles et que tu fournisses les efforts, tu peux y arriver », avoue-t-il.

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