Après Bouteflika, Tebboune : les Algériens condamnés à vivre sans Président ?

Abdelaziz Bouteflika et Abdelmadjid Tebboune

En Algérie, depuis l’ancien chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, tout porte à croire que les Algériens sont condamnés à vivre sans leur président de la République.

Les Algériens ont vécu six années pénibles, très pénibles même, de 2013 à 2019, avec notamment leur chef de l’Etat de l’époque, Abdelaziz Bouteflika, beaucoup plus préoccupé par sa santé que par autre chose. Alors qu’il était cloué sur un fauteuil roulant, le dirigeant avait autre chose en tête que de gérer le peuple algérien.

La question de savoir qui dirigeait l’Algérie revenait fréquemment, avec notamment le contexte de l’époque où le frère cadet du président de la République algérienne, Saïd Bouteflika notamment, était plus visible et était même pressenti être celui qui prenait les décisions quant à la gouvernance même de l’Algérie.

Quand ils en ont eu marre de cette situation de pseudo-vacance du pouvoir, les Algériens, à travers le mouvement de contestation Hirak, ont pris leur courage en mains et sont descendus dans la rue, à travers des manifestations d’envergure, pacifiques, pour contraindre l’ex-Président Abdelaziz Bouteflika à la démission.

Exit Abdelaziz Bouteflika, voilà que l’Algérie a un autre Président, en la personne d’Abdelmadjid Tebboune, qui aurait toutefois été mal élu, selon certains observateurs. Après quelque dix mois de magistère, voilà que ce dernier est contraint de quitter, temporairement, le pouvoir pour les mêmes raisons que son prédécesseur. Tebboune, atteint de Coronavirus, est évacué en Allemagne.

Cela fait plus d’un mois que le dirigeant est absent, aucune preuve qu’il est encore en vie n’a été donnée aux Algériens qui se posent tant de question sur leur Président. Mais, Alger, fait comme si de rien n’était. Et pour Slimane Zeghidour, « les Algériens se sont habitués à vivre sans un Président aux commandes », depuis 2014 et la maladie de l’ancien Président Bouteflika. C’est à voir s’ils ne sont pas condamnés à vivre sans Président.

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