Algérie : quand Tebboune rappelle Ali Bongo du Gabon

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Le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune

La présidence de la République algérienne s’est de nouveau exprimée sur l’état de santé du Président algérien, Abdelmadjid Tebboune, contaminé par le Coronavirus, rassurant que le chef de l’Etat se portait mieux et qu’il était sur le point de finir ses soins en Allemagne. Du déjà vu, notamment au Gabon.

Dans un communiqué publié, ce dimanche 8 novembre, sur sa page officielle, la présidence de la République d’Algérie a rappelé que le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, se trouvait « dans l’un des hôpitaux spécialisés en Allemagne », où il poursuit ses soins après avoir été atteint de Coronavirus. « Le staff médical rassure que le président de la République est sur le point de terminer le protocole de soins, et que son état de santé s’améliore positivement », a précisé la Présidence.

Un message évasif, dans la lignée de celui diffusé, il y a exactement deux ans, par la Présidence gabonaise. Flash-back : La Présidence gabonaise annonçait, le dimanche 11 novembre 2018, que le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, est « en phase de recouvrement de la plénitude de ses facultés physiques ». Ike Ngouoni, alors porte-parole de la Présidence, indiquait que l’état de santé du Président Bongo « s’est sensiblement amélioré », depuis son hospitalisation le 24 octobre à Riyad.

Autant, dans un premier temps, la Présidence gabonaise avait occulté qu’Ali Bongo était victime d’AVC, autant Alger avait caché qu’Abdelmadjid Tebboune était atteint de Coronavirus, qualifiant son évacuation vers l’Allemagne de « contrôle médical ». Tout comme au Gabon, il a fallu attendre quelques jours, pour que les autorités algériennes révèlent ce qui était arrivé au Président.

Le roi Mohammed Ben Salmane d’Arabie Saoudite était passé par là, révélant de fait ce qu’Alger cachait : que le Président Abdelmadjid Tebboune était atteint de Coronavirus, à l’âge de 75 ans ; ce qui constituait une réelle menace sur sa santé. Mais que la Présidence algérienne relativise, comme l’avait fait Libreville, avant qu’Ali Bongo ne rentre au Gabon sur un fauteuil roulant.

Même si, par la suite, le dirigeant parvenait à se tenir debout, à l’aide d’une canne, Ali Bongo fait de très rares apparitions publiques. Preuve qu’il est très diminué, après la maladie. Qu’en est-il d’Abdelmadjid Tebboune ? Mystère, car le flou entoure, depuis le début, son état de santé sur lequel Alger fait l’omerta.

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