Afrique du Sud : les chefs traditionnels font pression pour la réouverture des écoles d’initiation

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( Traditional Leaders in attendance of the Africa Day celebration ) President Jacob Zuma speaking at Africa Day Celebration held at University of Pretoria, Mamelodi Campus. 24 /05/2015 Kopano Tlape GCIS

Le président du Congrès des leaders traditionnels d’Afrique du Sud (CONTRALESA), Kgosi Mathupa Mokoena, a déclaré que s’ils sont autorisés à rouvrir leurs écoles, ils coopéreront avec le gouvernement de Cyril Ramaphosa et suivront à la lettre le protocole sanitaire lié à la pandémie du Covid-19. Selon eux, la réouverture des écoles d’initiation est une question de culture, rien à voir avec l’argent.

Les écoles d’initiation ont été fermées en hiver, c’est-à-dire au mois de mars dernier, en raison de la pandémie du Covid-19. À l’approche de la saison d’initiation, les chefs traditionnels sont d’avis que le gouvernement sud-africain devrait reconsidérer sa décision de fermer la pratique culturelle. Selon le président de la CONTRALESA, Kgosi Mathupa Mokoena,  « ceux qui seront autorisés, laissons-les coopérer avec le gouvernement en termes de distanciation sociale, de masques… ». Il a aussi indiqué que s’ils ont moins d’initiés, cela ne pose pas de problème, car il s’agit de culture et non une pratique visant à gagner de l’argent.

C’est dans cette perspective que les chefs traditionnels ont rencontré le ministre de l’Intérieur, Bheki Cele, vendredi à Johannesburg, pour discuter de leur demande de réouverture d’écoles d’initiation. Bheki Cele a indiqué que le gouvernement serait en mesure de lutter contre les écoles d’initiation illégales. « Nous devrons agir et nous devrons arrêter quiconque fait quoi que ce soit qui est hors la loi. Quiconque enfreint cette loi, en particulier qui conduit à la mort et à la perte en vies humaines, la police va devoir l’arrêter ». Cele a également exhorté les chefs traditionnels à lutter contre le féminicide et la violence sexiste.

La gouvernance et les affaires traditionnelles (COGTA) a établi que la coutume de l’initiation masculine sera autorisée à partir de décembre, mais uniquement dans des conditions strictes. Le rituel traditionnel a généralement lieu en été ou en hiver. Dans de nombreuses cultures d’Afrique du Sud, l’initiation est le processus par lequel un garçon devient un homme et gagne son rite de passage à la virilité.

À rappeler que l’Afrique du Sud a été le pays le plus frappé sur le continent par la pandémie du Covid-19. À ce jour, la nation arc-en-ciel a enregistré au total 737 637 cas, dont 678 738 guérisons et 19 829 décès.

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